« Je pense qu’ils ont un problème avec mon pays », Omar Artan exprime sa frustration après avoir été privé de la Coupe du monde
Sansima Soumari
L'expert de Dailysports
Traduit par les éditeurs
L’arbitre somalien, refoulé aux États-Unis, a raconté son calvaire à son arrivée à l’aéroport de Miami.
La situation d’Omar Artan a choqué le monde du football le lundi 8 juin. Sélectionné par la FIFA pour officier pendant la Coupe du monde coorganisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique, l’arbitre somalien s’est vu refuser l’accès au territoire américain.
Il a été renvoyé en Turquie. C’est depuis Istanbul qu’il a accordé une interview au New York Times pour raconter son épreuve vécue aux États-Unis. Omar Artan a expliqué qu’il avait été interrogé pendant 11 heures à son arrivée sur le sol américain avant d’être renvoyé en Turquie. Pourtant, affirme-t-il, il disposait de tous les documents nécessaires.
« Je suis vraiment, vraiment déçu. Je ne suis qu’un arbitre qui essaie de vivre son plus grand rêve, aller à la Coupe du monde. J’avais les bons papiers et le bon visa. Je pense qu’ils ont un problème avec mon pays. »