Tissera réintègre l’effectif de Huracán après un mois de détention
Facundo Trotta Arrieta
L'expert de Dailysports
Traduit par les éditeurs
Matías Tissera a officiellement réintégré le groupe de Huracán pour le prochain match après avoir passé près d’un mois en détention, rapporte TyC Sports. L’attaquant sera à la disposition de l’équipe pour le match de samedi contre Barracas Central, qui clôturera le Torneo Apertura. Il a repris l’entraînement collectif vendredi dernier, après avoir été libéré de prison plus tôt dans la semaine.
L’ancien avant-centre de Newell’s avait été arrêté fin mars, juste avant un déplacement prévu en Copa Sudamericana pour affronter Corinthians. Il était accusé d’avoir menacé et tenté d’extorquer un homme d’affaires de Córdoba, avec l’implication présumée d’hommes armés, dans un litige autour d’une maison préfabriquée. Tissera aurait exigé 10 000 dollars supplémentaires, à verser en plusieurs fois.
Après deux demandes de libération sous caution rejetées, la troisième a finalement été acceptée. Son avocat, Adolfo Allende Posse, a fait valoir que le joueur avait des attaches solides en Argentine : un contrat valide avec Huracán, un fils scolarisé, un domicile et une voiture à son nom. Bien que la procédure pénale soit toujours en cours, le tribunal lui a permis de reprendre la compétition professionnelle. Toutefois, Tissera a interdiction de quitter le territoire.
Pendant son incarcération à la prison de Bouwer, Tissera a suivi une routine physique stricte : deux heures d’entraînement quotidien, une alimentation adaptée, et même des matches informels. S’il n’a pas encore retrouvé tout son rythme de compétition, l’entraîneur principal Frank Darío Kudelka compte sur lui pour les playoffs et les derniers matches de poule en Sudamericana.
Après son retour à l’entraînement, Tissera a déclaré : « Je suis très heureux de retrouver le club et de ressentir à nouveau ce qu’est le football. Franchement, je suis heureux. » Sa femme, Sofía Arozamena, a révélé qu’il avait souffert de dépression durant sa détention et avait demandé à ne pas recevoir de visites.