L’icône du football camerounais et président de la FECAFOOT, Samuel Eto’o, a affirmé sa volonté de briguer un siège au sein du comité exécutif de la Confédération Africaine de Football (CAF), en dépit des controverses qui entourent son mandat.
Depuis son élection à la tête de la FECAFOOT en décembre 2021, Eto’o a fait face à plusieurs défis juridiques. Parmi eux, une amende de 200 000 dollars infligée par la CAF en juillet 2024 pour non-respect des principes éthiques, ainsi qu’une suspension de six mois imposée par la FIFA en septembre 2024 à la suite d’un incident disciplinaire lors de la Coupe du Monde Féminine U-20 entre le Cameroun et le Brésil en Colombie.
Malgré ces obstacles, Eto’o reste résolu. Dans une interview accordée à RFI, il a déclaré : « Personne ne peut m’empêcher de me présenter pour un poste au comité exécutif. Il reste des instances à saisir, et jusqu’à ce que ces décisions soient rendues, je ne suis pas coupable. »
Il a également critiqué la gestion de ses audiences disciplinaires par la CAF, les qualifiant de « mascarade », et réitérant son ambition de transformer le football africain.
L’ancien joueur du FC Barcelone et de l’Inter Milan a insisté sur son innocence : « Nous avons suffisamment de preuves pour prouver que je ne suis pas en tort. J’ai dit au Président Motsepe que je veux changer les choses au sein du comité exécutif de la CAF. »
Les élections du comité exécutif de la CAF auront lieu en mars 2025 au Caire, en Égypte. Eto’o espère marquer de son empreinte la gouvernance du football africain.