Menaces contre des joueurs d’Olimpia, le football paraguayen sous le choc
La crise sportive d’Olimpia a franchi un seuil inquiétant avec des actes de violence visant directement ses joueurs. Dans la nuit de vendredi à samedi, la maison de l’attaquant Derlis González a été taguée avec la phrase menaçante « gagnez ou du plomb », au lendemain du nul 1-1 face à Sportivo Trinidense lors de la 13e journée du Clausura. Blessé, González n’avait même pas disputé la rencontre.
Son père, Pablo González, a expliqué à la Radio Monumental que les caméras de surveillance avaient filmé deux personnes arrivant à moto vers une heure du matin pour réaliser l’inscription. Peu après, l’épouse du joueur, Karimi Chávez, a publié la photo du graffiti sur Instagram en dénonçant l’acte : « Il y a des supporters qui donnent leur vie pour leur club, mais rien ne justifie cela. »
Le capitaine Richard Ortiz a également été visé : la façade de sa maison a été recouverte de messages l’accusant de « mercenaire » et exigeant son départ. Pour la presse locale, ces attaques reflètent une frustration croissante qui dépasse désormais le cadre sportif et met en danger la sécurité personnelle des joueurs.
Sur le terrain, la situation reste préoccupante. Ever Almeida a pris les commandes le 27 août, devenant le quatrième entraîneur de l’année après les passages de Ramón Díaz, Fabián Bustos et Martín Palermo. Mais le sursaut attendu ne s’est pas produit : Olimpia occupe la dixième place sur douze avec seulement 13 points en 13 matchs, à 12 longueurs du leader Guaraní. L’équipe n’a plus gagné depuis trois rencontres et a subi récemment une lourde défaite 4-1 contre Nacional.
Entre résultats décevants et menaces violentes, l’Olimpia traverse l’une des périodes les plus sombres de son histoire récente, et la question de la sécurité des joueurs s’impose désormais comme une urgence pour le football paraguayen.
Facundo Trotta Arrieta
L'expert de Dailysports
Traduit par les éditeurs