Les Pumas, seul « grand club » du Mexique avec un entraîneur local
Dans le paysage de plus en plus mondialisé de la Liga MX, les entraîneurs mexicains se font de plus en plus rares. Alors que l’Apertura 2025 débute, seuls quatre clubs seront dirigés par des entraîneurs nationaux — et parmi les grands clubs traditionnels du pays, seuls les Pumas peuvent se targuer d’avoir un Mexicain sur leur banc : Efraín Juárez.
Ancienne figure marquante du club, Juárez incarne l’identité de l’UNAM. Originaire de Mexico et formé au sein du club universitaire, il est bien plus qu’un simple entraîneur : il représente la continuité institutionnelle. À une époque où l’América, les Chivas et Cruz Azul ont tous fait appel à des techniciens étrangers, la confiance des Pumas envers Juárez les distingue nettement.
À ses côtés sur la courte liste des entraîneurs mexicains figurent Benjamín Mora (Querétaro), Jaime Lozano (Pachuca) et Gonzalo Pineda (Atlas). Mora, surnommé « Malayo », a pris les commandes en 2024 mais cherche encore à réaliser une saison référence. Lozano, qui figurait parmi les candidats pour diriger les Pumas avant la nomination de Juárez, a pris la tête de Pachuca après leur campagne à la Coupe du Monde des clubs. De son côté, Pineda — encore au début de sa carrière d’entraîneur — débarque à l’Atlas avec l’ambition de raviver l’esprit des anciens titres du club.
Alors que les entraîneurs mexicains voient les opportunités se raréfier dans leur propre championnat, la décision des Pumas de faire confiance à Juárez envoie un signal fort sur l’importance de l’héritage et la foi dans les talents locaux.
Facundo Trotta Arrieta
L'expert de Dailysports
Traduit par les éditeurs