Le sélectionneur du Canada revient sur l’élimination : « Il nous manquait la moitié de l’effectif, mais ce n’est pas une excuse »
Facundo Trotta Arrieta
L'expert de Dailysports
Traduit par les éditeurs
L’élimination choc du Canada de la Gold Cup 2025, face au Guatemala, a laissé supporters et staff sous le choc. Présentés comme prétendants aux demi-finales, les hommes de Jesse Marsch se sont inclinés lors d’une séance de tirs au but face à une équipe guatémaltèque disciplinée et résiliente.
En conférence de presse d’après-match, Marsch s’est montré franc : « Honnêtement, il nous manquait la moitié du groupe », a-t-il déclaré, évoquant les absences clés tout au long du tournoi. Il s’est toutefois empressé de préciser : « Ce n’est pas une excuse. » L’absence la plus notable restait celle d’Alphonso Davies, toujours en convalescence d’une rupture du ligament croisé antérieur subie en mars — un coup dur qui a laissé un vide évident dans les phases défensives et offensives canadiennes.
Marsch avait auparavant salué l’engagement de ses joueurs, contrastant leur implication avec celle d’autres sélections : « Personne ne m’a appelé pour dire : ‘Coach, l’année a été longue, je vais peut-être zapper la Gold Cup.’ Même pas en rêve. » Après l’élimination, ces propos résonnent désormais avec une amertume certaine.
Malgré la déception, le sélectionneur reste optimiste. À l’approche de la Coupe du monde 2026, que le Canada coorganisera, Marsch insiste sur l’importance de tirer les leçons de ce revers : « C’est une leçon. Même les équipes talentueuses peuvent souffrir quand des éléments clés manquent », a-t-il ajouté.
La feuille de route est claire : se regrouper, récupérer, et bâtir en vue de 2026 — avec l’espoir qu’un effectif au complet saura répondre aux attentes que cette équipe n’a pas su satisfaire.