Le procès sur la mort de Maradona révèle de graves lacunes dans les soins à domicile
Le procès en cours sur la mort de Diego Maradona a mis en lumière de nouvelles informations sur les conditions de ses derniers jours. Selon AFP, l'audience de mardi s'est concentrée sur les différences entre « hospitalisation à domicile » et « soins à domicile », avec un témoignage clé mettant en évidence les incohérences dans le niveau de supervision médicale fourni à la légende du football.
Maradona est décédé le 25 novembre 2020, à son domicile à Tigre, Buenos Aires, d'un œdème pulmonaire lié à une insuffisance cardiaque après une opération cérébrale. Au cours de la session, les employés du prestataire de soins en charge de son suivi ont témoigné que les médecins personnels de Maradona, qui sont maintenant accusés dans l'affaire, ont demandé à réduire la fréquence des visites de quotidienne à hebdomadaire—même avant le début officiel des soins à domicile.
Enrique Barrio, le coordinateur des soins à domicile, a déclaré que l'entreprise propose des services de soins standard et non une hospitalisation complète à domicile, qui implique un soutien médical plus complexe. Cependant, un avocat de l'accusation a présenté des preuves que le site web du prestataire listait « hospitalisation à domicile » parmi ses services. Barrio a reconnu que seuls des équipements de base, tels qu'un tensiomètre et une chaise sanitaire, ont été fournis.
La psychiatre Ana Waisman a également témoigné, affirmant qu'elle avait été appelée initialement pour une consultation début novembre, mais que Maradona avait refusé de la voir. Elle est restée en contact avec Agustina Cosachov, la psychiatre sous enquête, et a soutenu le traitement psychiatrique prescrit. Waisman a insisté sur le fait que des contrôles quotidiens des signes vitaux auraient atténué les effets indésirables potentiels des médicaments.
Sept professionnels de santé, dont des médecins, des infirmières, une psychiatre et une psychologue, sont jugés pour « homicide avec intention éventuelle »—une accusation impliquant qu'ils savaient que leur négligence pouvait entraîner la mort. Un procès séparé est prévu pour un huitième accusé. Les audiences reprendront jeudi, avec la liste des témoins encore à annoncer.
Facundo Trotta Arrieta
L'expert de Dailysports
Traduit par les éditeurs