Le président de San Lorenzo risque la destitution lors d’une assemblée extraordinaire
Facundo Trotta Arrieta
L'expert de Dailysports
Traduit par les éditeurs
San Lorenzo de Almagro entre dans une phase décisive après que le Tribunal d’éthique et de discipline du club a officiellement demandé l’exclusion totale de Marcelo Moretti de l’institution. Le tribunal a recommandé sa révocation, son inéligibilité et son expulsion, à la suite d’une plainte déposée par le leader de l’opposition Marcelo Culotta, après la diffusion d’une vidéo sur Canal 9.
Les accusations portées contre Moretti incluent l’acceptation de dons irréguliers, la violation des statuts du club, l’implication présumée dans des actes criminels ou contraventionnels, ainsi que la tentative de transformer le club en société anonyme (SAD).
Cependant, la décision du tribunal n’est qu’une première étape. Pour que l’expulsion de Moretti devienne officielle, le conseil d’administration du club — qui ne s’est pas réuni depuis deux mois — doit d’abord convoquer une assemblée extraordinaire. Lors de cette assemblée, 68 des 90 délégués devront voter en faveur de la motion, soit une majorité des trois quarts.
L’arithmétique politique rend ce scénario improbable : soixante des 90 membres de l’assemblée appartiennent à Boedo en Acción, le groupe de Moretti. Les autres siègent dans les rangs de l’opposition : 14 pour Orden y Progreso, 11 pour Por Amor a San Lorenzo et 5 pour Volver a San Lorenzo.
Chaque vote sera public et consigné nominativement, ce qui accentue la portée politique de chaque décision. Si la motion échoue, Moretti — actuellement en congé de la présidence — pourrait en sortir renforcé. Si elle est adoptée, il serait définitivement expulsé de San Lorenzo, interdit de se représenter et privé de son statut de membre.