Le Costa Rica sur le qui-vive après que Miguel Herrera entrouvre la porte à un départ post-Mondial
Facundo Trotta Arrieta
L'expert de Dailysports
Traduit par les éditeurs
À quelques jours seulement du prochain tour des qualifications pour la Coupe du monde, et en plein cœur d’un conflit ayant poussé la FIFA à intervenir dans la ligue locale, le Costa Rica a été secoué par des déclarations inattendues du sélectionneur national Miguel « Piojo » Herrera. Intervenant dans l’émission El Marcador au Panama, le technicien mexicain a révélé qu’il comptait étudier des offres extérieures après la Coupe du monde 2026, y compris en provenance d’autres sélections de la Concacaf.
« Je ne pars pas. Je resterai jusqu’après la Coupe du monde », a d’abord assuré Herrera, exprimant sa reconnaissance envers la confiance que lui accorde le Costa Rica. Mais sa déclaration suivante a fait l’effet d’une onde de choc : « Le Costa Rica aura la priorité après la Coupe du monde. Ensuite, j’écouterai les offres. » Il n’a d’ailleurs pas fermé la porte à la direction d’autres équipes nationales de la région, comme le Panama.
La réaction des supporters et des médias costariciens ne s’est pas faite attendre, mêlant inquiétude et malaise. Beaucoup perçoivent les propos d’Herrera comme le signe qu’il se projette déjà au-delà de la Sele, faisant planer le doute sur la stabilité à long terme du projet qu’il pilote.
Bien que Herrera ait réaffirmé son intention d’aller au bout de son contrat jusqu’en juillet 2026, l’idée qu’il puisse changer de cap aussi vite après le tournoi a alimenté doutes et spéculations. Pour un pays qui espère bâtir une dynamique solide en vue du Mondial nord-américain, le timing et le ton de ses propos sont loin d’être passés inaperçus.