Le Brésil mise sur des « astuces » d’altitude pour affronter la Copa América féminine
L’équipe nationale féminine du Brésil a lancé sa campagne de Copa América par une victoire 2-0 contre le Venezuela, affrontant en prime le défi de jouer à 2 850 mètres d’altitude à Quito. Bien que favorites du tournoi, les Brésiliennes n’ont eu que trois jours pour s’acclimater, ce qui a poussé le staff à déployer toute une série de stratégies hors du terrain pour minimiser l’impact de l’altitude.
À Teresópolis, avant de s’envoler pour l’Équateur, la préparation ne s’est pas limitée à la tactique. Les joueuses ont reçu des suppléments de fer pour optimiser le transport d’oxygène et se sont entraînées avec un dispositif respiratoire simple mais redoutablement efficace, souvent utilisé lors de la rééducation post-COVID-19. « C’est un appareil basique qui renforce les muscles respiratoires en faisant monter de petites billes grâce à l’inspiration et l’expiration », explique le physiologiste de l’équipe, Ronaldo Kobal.
Le choix de prolonger le séjour à Granja Comary s’explique, selon Kobal, par la qualité supérieure de ses installations. « Nous avions accès à des terrains de qualité, une salle de sport complète et un environnement serein. En Équateur, cette infrastructure ne serait pas disponible. »
La milieu de terrain Ary Borges, forte de son expérience à l’altitude lors de la Copa Libertadores 2022, souligne le caractère individuel de ce défi physique : « Certaines joueuses souffrent plus que d’autres. Personnellement, je n’ai pas trop ressenti de gêne, mais certaines coéquipières ont eu des maux de tête et des difficultés à respirer. »
L’entraîneur principal Arthur Elias a adapté les séances d’entraînement pour percer les blocs défensifs bas, anticipant que les équipes sud-américaines joueraient regroupées face au Brésil—à la différence de leurs récents adversaires, la France, le Japon ou les États-Unis. Le Brésil évolue dans le groupe B aux côtés de la Bolivie, du Paraguay, de la Colombie et du Venezuela. Si la Seleção est déjà assurée de participer à la Coupe du monde 2027 en tant que pays hôte, seuls les deux premiers de ce tournoi décrocheront leur ticket pour les Jeux olympiques 2028 à Los Angeles.
« C’est une compétition d’un autre genre, mais nous nous sommes préparés pour ça », assure Elias. « La meilleure préparation reste d’affronter les meilleures joueuses—et c’est ce que nous devons appliquer ici. »
Facundo Trotta Arrieta
L'expert de Dailysports
Traduit par les éditeurs