L'Athletic et Tebas invoquent une règle de la FIFA dans l'affaire Williams, qui n'est pas applicable en Espagne
Liam Garcia
L'expert de Dailysports
Traduit par les éditeurs
Le départ d'un leader de l'équipe est toujours un coup dur, et tous les moyens sont bons pour le retenir. C'est précisément ce que fait l'Athletic dans le dossier du virevoltant ailier Nico Williams, allant jusqu'à invoquer une règle de la FIFA. Mais il y a une subtilité.
Détails : Le président de la Liga, Javier Tebas, a laissé entendre l'existence d'une « période protégée » instaurée par la FIFA, durant laquelle, pendant les trois premières années du contrat, il est interdit de le rompre sans motif valable, sous peine de sanctions pour le club et le joueur. C'est ce point qui a été abordé lors d'une réunion avec les représentants de l'Athletic, présenté comme un éventuel levier contre le joueur et le Barça.
Cependant, cette règle n'a pas de valeur en Espagne. Le transfert des joueurs y est encadré par le décret royal 1.006, qui autorise la rupture du contrat par le paiement de la clause libératoire par le joueur, sans aucune conséquence. Le droit national prime donc sur le droit international, ce qui rend la règle évoquée par Tebas juridiquement inapplicable dans le cas Williams.
Rappelons : Le président du FC Barcelone, Joan Laporta, a récemment déclaré que le club était prêt à subir un audit financier approfondi, comme l'exigent Bilbao et la Liga.