L'arbitrage vidéo au Costa Rica : entre erreurs, progrès et décisions controversées
Facundo Trotta Arrieta
L'expert de Dailysports
Traduit par les éditeurs
L’introduction de la VAR dans le football costaricien a déjà eu un impact notable. Bien qu’elle ne soit en service que depuis quelques mois, la technologie a suscité polémiques et attention. Selon La Nación, la Commission des arbitres a récemment partagé des statistiques détaillées et reconnu plusieurs erreurs d’arbitrage, tout en soulignant des progrès.
Sur les 118 matches disputés à ce jour dans le championnat national, la VAR est intervenue à 57 reprises pour corriger des décisions arbitrales. Sans elle, une erreur surviendrait environ tous les trois matches. Avec la VAR, ce taux est tombé à une erreur toutes les 9,83 rencontres. Sur l’ensemble de la saison, la VAR n’a pas corrigé une mauvaise décision à seulement 12 reprises.
L’un des épisodes les plus controversés s’est produit lors de la 22e journée, quand l’arbitre Keylor Herrera a refusé un but valable de Gino Vivi lors du match Saprissa – Cartaginés après consultation de la VAR. La Commission des arbitres a reconnu l’erreur, provoquant la colère du Saprissa, qui a officiellement demandé à la fédération de suspendre les officiels concernés.
Le président de la commission, Enrique Osses, a insisté sur le fait que la transparence et la cohérence sont essentielles pour améliorer l’utilisation de la VAR. L’objectif est de réduire les erreurs non corrigées à seulement 6 % des matches. À l’heure actuelle, ce chiffre s’élève à 9 %.
Osses a également souligné que l’arbitrage costaricien est désormais aligné sur les standards des grands championnats sud-américains, tels que l’Argentine, le Brésil, le Chili ou la Colombie. Si le système VAR n’en est encore qu’à ses débuts au niveau national, la commission observe des signes encourageants de progrès.