L’Arabie saoudite cible les jeunes stars et redéfinit le marché mondial des transferts
La Pro League d’Arabie saoudite est en train de bouleverser son image à l’échelle mondiale. Autrefois considérée comme une destination pour les stars vieillissantes en quête d’un dernier gros contrat, elle attire désormais puissamment les meilleurs talents de moins de 25 ans. Comme le rapporte le Diario AS, le milieu de terrain français Enzo Millot, 22 ans, est le dernier en date à rejoindre Al Ahli, snobant l’intérêt de l’Atlético Madrid et de Tottenham.
Cette tendance, lancée par le transfert de Gabri Veiga du Celta Vigo à Al Ahli pour 35 millions d’euros en 2023 à seulement 21 ans, ne montre aucun signe de ralentissement. Des buteurs de premier plan comme Mateo Retegui (26 ans) et João Félix (25 ans) ont suivi, rejoignant respectivement Al Qadsiah et Al Nassr. Même des espoirs adolescents comme Angelo Gabriel, Iker Almena et Alejandro Vergaz ont été recrutés—preuve d’un virage générationnel assumé.
L’âge moyen des recrues en Arabie saoudite est désormais inférieur à 25 ans. Ce n’est pas un hasard : les clubs soutenus par le PIF ont adopté une stratégie « 8+2 »—huit recrues étrangères de tout âge, plus deux espoirs de moins de 21 ans. L’objectif : bâtir un championnat compétitif et durable tout en conservant une valeur de revente.
La puissance financière alimente cet exode. Alexander Isak de Newcastle aurait reçu une offre de 36 millions d’euros nets par an, tandis que Darwin Núñez a désormais officiellement rejoint Al Hilal, après la tentative avortée du club saoudien de signer Osimhen.
Le modèle saoudien, jadis considéré comme un feu de paille, menace aujourd’hui l’establishment européen. Alors que les salaires explosent et que la stabilité des projets s’affirme, les jeunes talents n’hésitent plus. Ce qui n’était qu’une tentation est devenu un choix de carrière réfléchi. L’Europe est officiellement sur ses gardes.
Facundo Trotta Arrieta
L'expert de Dailysports
Traduit par les éditeurs