La Zambie écarte ses stars par crainte des politiques migratoires américaines
Facundo Trotta Arrieta
L'expert de Dailysports
Traduit par les éditeurs
L'équipe nationale féminine de Zambie a pris la décision d'exclure de sa sélection pour les matchs amicaux en Chine ses quatre joueuses évoluant dans des clubs américains, en raison de craintes liées aux politiques migratoires de l'administration Trump, rapporte The Guardian. Parmi les absentes, on compte des figures clés telles que Barbra Banda, capitaine de l'équipe et attaquante de l'Orlando Pride.
Selon la Fédération de football de Zambie (FAZ), les restrictions imposées par le nouveau gouvernement américain génèrent des incertitudes quant à la possibilité pour les étrangers de quitter le pays et d'y revenir sans complications. La mesure a été prise après des consultations avec la mission diplomatique de Zambie à Washington et avec les clubs des joueuses concernées : outre Banda, Prisca Chilufya et Grace Chanda (également de l'Orlando Pride) ainsi que Rachael Kundananji du Bay FC ne voyageront pas.
“Après avoir analysé le processus engendré par les nouvelles mesures, il a été décidé que le mieux pour les joueuses est de ne pas participer à ces rencontres”, a affirmé le secrétaire général de la FAZ, Reuben Kamanga. La Zambie affrontera la Thaïlande puis la Chine ou l'Ouzbékistan.
La préoccupation n'est pas infondée : récemment, un scientifique français a été détenu à Houston, et son téléphone a été inspecté. De plus, le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, a ordonné de revoir les visas et en a annulé plus de 300, tandis que l'administration Trump intensifie sa position migratoire et poursuit un conflit commercial avec la Chine, pays hôte des matchs.