La philosophie de joker de Renato Gaúcho propulse la folle épopée de Fluminense
Audacieux, passionné et intransigeant, Renato Gaúcho s’impose comme l’une des figures marquantes de la Coupe du monde des clubs. L’entraîneur de Fluminense, dernier représentant sud-américain encore en lice, a mené son équipe jusqu’en demi-finales grâce à une philosophie mêlant roublardise tactique et intensité émotionnelle.
« Ce que nous pouvons faire aujourd’hui, nous ne devons pas le remettre à demain », a-t-il lancé à ses joueurs avant de battre Al Hilal. Son message est limpide : une telle opportunité est rare, il faut la saisir.
L’approche de Renato défie l’orthodoxie moderne. Il balaie l’obsession de la possession de balle. Selon ses propres mots, avec une métaphore aussi colorée que controversée partagée à l’époque où il entraînait Grêmio : « Un gars parle toute la nuit à une femme… puis mon pote arrive, parle quinze minutes et repart avec elle. C’est lui qui a gagné le match. » L’efficacité avant l’esthétique.
Seul face à Ulsan Hyundai, Fluminense a dominé la possession. Lors des victoires contre l’Inter et Al Hilal, l’équipe a eu moins de 45 %, mais s’est qualifiée avec conviction. Contre l’Inter, Renato a même jeté un ballon pour empêcher une remise en jeu rapide de Mkhitaryan, déclenchant une altercation avec Lautaro Martínez et récoltant un carton jaune.
Malgré son goût pour le spectacle, les joueurs lui font confiance. « Ce n’est pas que des blagues. Il nous donne confiance, connaît le jeu et lit les matches avec un œil d’ancien joueur », affirme Guga.
L’entraîneur de Chelsea, Enzo Maresca, a salué la structure de Fluminense et le travail de Renato, tout en alertant sur la différence de fraîcheur : « Ils commencent leur saison ; nous, nous terminons la nôtre. »
Avec tous les espoirs sud-américains sur ses épaules, Renato Gaúcho espère créer une nouvelle surprise face aux Blues.
Facundo Trotta Arrieta
L'expert de Dailysports
Traduit par les éditeurs