Jonathan Klinsmann : « Il y a une pression à être le fils de mon père. Je dois être bon »

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Jonathan Klinsmann : « Il y a une pression à être le fils de mon père. Je dois être bon » Jonathan Klinsmann : « Il y a une pression à être le fils de mon père. Je dois être bon »

Après des années passées dans l’ombre de son célèbre patronyme, Jonathan Klinsmann commence à se forger une carrière qui lui appartient vraiment. Fils de Jürgen Klinsmann, légende allemande et ancien sélectionneur des États-Unis, il a choisi une trajectoire bien à lui : il est gardien de but. Désormais, après une saison décisive à Cesena en Serie B italienne, il vise la Coupe du monde 2026.

« Il y a clairement de la pression », confie-t-il à The Athletic. « C’est ce sentiment de devoir constamment faire ses preuves. En sachant que les gens auront toujours quelque chose à dire, je dois être bon. »

À 10 ans, Jonathan est passé du milieu de terrain à gardien de but — d’abord pour s’amuser. Ce fut un moment décisif dans sa carrière. Son père, soulagé par ce changement de poste, savait que cela l’épargnerait des comparaisons directes avec sa propre légende d’attaquant.

Des jeunes du Bayern Munich au Hertha Berlin puis au LA Galaxy, sa carrière a connu des revers. Il a été désigné meilleur gardien du championnat U20 Concacaf 2017 et a arrêté un penalty en Ligue Europa la même année. Mais le manque de temps de jeu, une commotion qui lui a coûté les qualifications olympiques et des rôles instables dans plusieurs clubs ont freiné son ascension.

En 2024, il a pris le pari de rejoindre Cesena sans garantie d’être titulaire. « J’avais besoin de jouer régulièrement », explique-t-il. « Ce n’était pas facile. Au début, je me demandais si je n’avais pas fait une erreur. » Mais un départ en octobre a tout changé. Il a disputé 28 matchs, réalisé sept clean sheets et arrêté trois penalties sur quatre.

En dehors du terrain, il a aussi appris des leçons difficiles. À 16 ans, il s’est moqué de Landon Donovan sur Twitter après que son père l’a écarté de la liste pour la Coupe du monde 2014. Le tweet est devenu viral et a déclenché un déluge médiatique. « Ça a été un électrochoc. Une leçon d’une minute sur ce qu’il ne faut pas faire », se rappelle-t-il. « Ça a changé ma vision des choses. Il valait mieux l’apprendre à 16 ans qu’à 30. »

Aujourd’hui installé en Italie, adopté par les fans de Cesena et figure montante parmi la colonie américaine du championnat, Klinsmann sent enfin le vent tourner. Il perçoit des similitudes entre Mauricio Pochettino et son père et pense pouvoir décrocher une convocation avec la sélection américaine.

« J’adorerais en faire partie », dit-il à propos de la Coupe du monde à domicile. « C’est clairement un objectif. »

Tardif ou non, Klinsmann semble atteindre son apogée au moment idéal.

Facundo Trotta Arrieta Facundo Trotta Arrieta L'expert de Dailysports Traduit par les éditeurs
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