Gandolfi limogé par l’Atlético Nacional après une erreur sur le nombre d’étrangers
Facundo Trotta Arrieta
L'expert de Dailysports
Traduit par les éditeurs
Javier Gandolfi a été démis de ses fonctions d’entraîneur principal de l’Atlético Nacional après un incident inhabituel dans le football colombien. L’ancien défenseur de River Plate, un temps pressenti comme possible adjoint de Martín Demichelis, a perdu son poste pour avoir aligné trop de joueurs étrangers lors d’un match de championnat.
Le bilan global de Gandolfi était loin d’être médiocre. Depuis son arrivée en janvier, il avait dirigé 51 rencontres, obtenant 23 victoires, 15 nuls et 13 défaites. Il avait mené Nacional jusqu’aux huitièmes de finale de la Copa Libertadores, tombant seulement aux tirs au but face à São Paulo, et dans le championnat national son équipe occupait la septième place après 11 journées, la quatrième au classement général et une position qualificative pour la Copa Sudamericana.
Mais des désaccords internes avec la direction avaient déjà tendu la relation. Le coup de grâce est survenu lors de la défaite à domicile le week-end dernier contre l’Atlético Bucaramanga, lorsque Gandolfi a aligné quatre étrangers alors que le règlement n’en autorise que trois. Camilo Cándido et Juan Bauza étaient titulaires, tandis que Billy Arce et Facundo Batista sont entrés en jeu. « Je n’ai pas pris en compte que nous avions déjà trois étrangers sur le terrain. Il n’y a pas d’excuses », a reconnu Gandolfi après la rencontre.
Ce licenciement met un terme à un passage de 240 jours marqué par des performances compétitives mais aussi des tensions en coulisses. À 44 ans, Gandolfi s’était auparavant illustré à Talleres de Córdoba et, en 2023, des rumeurs l’annonçaient dans le staff de Demichelis à River Plate, ce qui ne s’est finalement jamais concrétisé.
Son passage à Medellín laisse un héritage contrasté : des résultats solides et un parcours continental, mais une erreur réglementaire qui a précipité son départ d’un des plus grands clubs de Colombie.