Des joueurs paraguayens exigent l’abrogation de la « loi Ocampo »
L’Association des footballeurs paraguayens (FAP) s’oppose fermement au maintien de l’article 25 de la loi 5.322/2014, connue sous le nom de « loi Ocampo », du nom de son auteur et président du club de football Tacuary, Francisco Ocampo. Le syndicat estime que cette disposition porte atteinte aux droits des footballeurs professionnels en limitant les indemnités lors d’une rupture de contrat par le club.
L’article 25 stipule qu’en cas de résiliation du contrat à la faute du club, le joueur n’a droit qu’aux salaires restant à percevoir pour la même année civile. Pour la FAP, ce cadre est inéquitable au regard des standards internationaux, car il néglige des aspects essentiels comme la durée restante du contrat, les primes, les indemnités de signature et la difficulté de retrouver rapidement un autre club. Le syndicat souligne que les règlements de la FIFA prévoient des critères plus larges et plus équitables en cas de rupture.
Bien que la loi soit actuellement en cours de révision, l’article controversé n’a pas été modifié. Les réformes se concentrent plutôt sur d’autres aspects, comme l’obligation de contrats écrits pour tous les joueurs, quelle que soit la catégorie, et la définition formelle du statut de « professionnel » pour toute personne sous contrat percevant au moins le salaire minimum légal. Ces changements visent à aligner la législation paraguayenne sur les standards internationaux, garantissant transparence et protections minimales.
Néanmoins, les joueurs insistent sur le fait que tant que l’article 25 restera en vigueur, un déséquilibre subsistera, les exposant à la vulnérabilité en cas de défaillance des clubs. La FAP a annoncé qu’elle poursuivra son combat pour une réforme globale qui reconnaisse pleinement les footballeurs comme des travailleurs, dans des conditions conformes aux normes mondiales.
Facundo Trotta Arrieta
L'expert de Dailysports
Traduit par les éditeurs