À la mémoire de Diogo Jota. Tel qu’on s’en souviendra
Le 3 juillet 2025, la vie de l’attaquant de Liverpool Diogo Jota s’est tragiquement interrompue. À 28 ans, il laisse derrière lui un héritage que l’équipe de Dailysports vous propose de revisiter.
Jota a été formé à Gondomar, au Portugal, bien qu’il soit né à Porto. À 17 ans, il rejoint les jeunes de Paços de Ferreira, où il fait ses premiers pas dans le football professionnel. Son talent d’attaquant attire rapidement l’attention des plus grands clubs, et à l’été 2016, il signe à l’Atlético Madrid.
Chez les « Colchoneros », Diego Simeone ne lui donne pas sa chance et Jota enchaîne les prêts : d’abord au FC Porto, où il goûte à la Ligue des champions, puis à Wolverhampton. Les « Wolves » se montrent impressionnés par ses capacités et, après une saison en prêt, lèvent l’option d’achat auprès de l’Atlético pour 14 millions d’euros.
Jota, auteur de 23 actions décisives en 44 matches de Championship avec Wolverhampton, ne s’est pas perdu en Premier League, inscrivant neuf buts et délivrant cinq passes décisives en 33 rencontres.
Lors de la saison 2018/2019, le Portugais devient l’un des artisans du miracle des « Wolves », qui, pour leur retour dans l’élite, terminent à la septième place et se qualifient pour le deuxième tour préliminaire de la Ligue Europa. Lors de cette épopée européenne, l’équipe de Nuno Espírito Santo fait sensation jusqu’en quart de finale, stoppée seulement par le Séville FC.
Sur l’ensemble de la saison 2019/2020, Jota totalise 22 actions décisives en 48 matches, de quoi attirer l’œil des plus grands clubs. En septembre 2020, il rejoint Liverpool pour 44 millions d’euros.
À Liverpool, les blessures l’empêchent de donner la pleine mesure de son talent, mais chaque fois qu’il foule la pelouse, il se bat pour aider les siens. Son bilan s’élève à 65 buts en 182 matches pour les « Reds », auxquels il faut ajouter 26 passes décisives.
C’est sous le maillot de Wolverhampton que Jota fait ses débuts avec la sélection portugaise, avec laquelle il remporte deux fois la Ligue des nations. C’est d’ailleurs la finale contre l’Espagne qui restera comme son dernier match.
Avec Diogo, son jeune frère André Silva a aussi perdu la vie lors de ce tragique accident. Sa carrière n’a pas connu la même lumière : formé à Porto, il évoluait dans des clubs de deuxième division portugaise.
Diogo laisse derrière lui son épouse, avec qui il s’était marié seulement le 22 juin, ainsi que leurs trois enfants...